
20 octobre 2026 –
Bonjour tout le monde !
Nous tenons à vous remercier du fond du cœur pour l’ensemble de vos marques de solidarité suite à notre appel aux dons ! C’est un réel plaisir pour l’ensemble des personnes qui font La Zone d’avoir reçu autant de soutien, que ce soit via votre participation financière au projet, vos partages sur les réseaux, vos propositions d’événements de soutien, vos conseils avisés, votre présence aux événements et on en passe !
Malheureusement, nous continuons à avoir besoin de vous et de votre soutien.
Nous avons, pour le moment, récolté la jolie somme de 25.000 euros ! Un énorme MERCI à vous !!!
Vous avez été nombreuses et nombreux à nous poser différentes questions, que ce soit par rapport au montant qu’il nous faut pour continuer à fonctionner ainsi que par rapport aux problèmes financiers auxquels nous faisons face actuellement.
Nous avons une réponse et elle nécessite quelques développements.
De quelle aide financière avons-nous besoin ?
Il n’est pas évident d’établir le montant exact dont nous avons besoin car vos dons vont s’additionner à nos différents efforts financiers (réduction des dépenses et augmentation des recettes dans le respect de nos valeurs).
Ceci dit, malgré une bonne gestion financière (selon l’administration et plusieurs intervenants externes), nous avons enregistré une perte de 40.000 euros en 2025 et notre objectif est clairement d’avoir suffisamment de sous pour pouvoir relever la tête et trouver un nouvel élan financier. La somme à laquelle nous souhaiterions arriver pour pouvoir sortir la tête de l’eau et envisager sereinement une forme d’auto-financement pour la partie non-couverte par un subventionnement est de 120.000 euros.
Quels sont les problèmes financiers que nous rencontrons actuellement ?
Concrètement, le projet de la Zone existe depuis bientôt 40 ans et a forcément évolué au fil des décennies. Un socle d’activités immuable prend donc place chez nous chaque saison. Il s’agit des concerts, des tables d’hôtes hebdomadaires, des expositions mensuelles, de la scène slam mensuelle et des activités liées à la sérigraphie. À côté de ces activités régulières, il existe également un tas (immense) d’autres projets qui sont mis en place à la Zone : le stand up, des ateliers, des conférences, de l’impro, des projections, des réunions de collectifs, des partenariats divers pour des projets avec d’autres structures, etc. etc.
Pour organiser et gérer pas à pas tous ces événements, notre équipe compte 7 travailleurs. Parmi ceux-ci, il y a 6 emplois à temps plein qui se chargent de l’administratif, du financier, de l’organisation, de la mise en place et de la bonne tenue des événements, des contacts avec les collectifs ou les artistes en solo, etc. Un emploi à mi-temps est, quant à lui, occupé par notre régisseur.
La Zone, en chiffres et sur un an, c’est plus ou moins 7.500 entrées, une cinquantaine de concerts, un peu moins de 40 tables d’hôtes, une dizaine de scènes slam, une dizaine d’expositions mensuelles, etc.
En 2025, nous avons enregistré une perte de 40.000 euros. Bien que ce montant soit un investissement dans le projet global de la structure, nos postes de dépenses les plus élevés sont : le loyer (nous sommes locataires du bâtiment qui nous coûte plus de 40.000 euros par an) et la masse salariale (plus de 40.000 euros par an à payer en fonds propres sur les salaires).
Les mesures qui ont été prises à l’heure actuelle pour nous sortir de cette situation sont nombreuses.
Sans rentrer dans les détails, en voici quelques unes en sachant que cette liste n’est pas exhaustive :
- Restructuration d’emploi.
- Soutien de la Province de Liège.
- Interpellation de la Ville de Liège.
- Mise en place de partenariats pour nos ateliers slam et sérigraphie.
- Mise en place d’événements visant à récolter de l’argent pour la Zone (des concerts benefits et un tas d’autres événements qui sortent de l’ordinaire. On vous en dit plus dans les prochains mois.).
- Légère augmentation du prix des boissons liée à l’inflation.
- Légère augmentation de la location de nos locaux.
- Réflexion à long terme sur un tournant à prendre (mise en place de nouvelles activités, locations de l’ensemble du bâtiment, etc.).
- Etc.
En faisant un don à la Zone, vous nous permettez :
- De prêter la salle gratuitement à des collectifs pour l’organisation de concerts.
- De proposer des expositions mensuelles gratuitement, que ce soit pour les artistes comme pour le public.
- De faire vivre la parole libre sur la scène slam mensuelle.
- De soutenir l’organisation des tables d’hôtes hebdomadaires.
- D’aider des artistes à pratiquer la sérigraphie de manière professionnelle et accessible au niveau financier.
- Et de mettre en place un tas d’autres projets (ateliers, stand up, conférences, projections, etc.).
Votre soutien est plus que précieux ! Encore merci !!
Pour nous soutenir, il suffit d’effectuer un virement sur le compte BE61 5230 8173 6117
14 septembre 2016 –
La Zone est en danger et pourrait disparaître.
On a tout fait pour ne jamais devoir écrire ces lignes mais il est l’heure de le faire.
Pour nous soutenir, il suffit d’effectuer un virement sur le compte BE61 5230 8173 6117
Notre santé financière est gravement mise à mal par la conjoncture économique et politique.
On parle de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.
À un tel point que nous sommes obligés aujourd’hui de demander votre soutien le temps de trouver un second souffle.
Nous allons travailler d’arrache-pied pour trouver une impulsion novatrice qui nous permettra de continuer à défendre, via l’art et la culture, nos valeurs que sont la défense des minorités culturelles, l’accessibilité financière, la création de lien social, la lutte contre l’obscurantisme et l’extrême-droite (dans ses anciennes et nouvelles formes), etc. Nous veillerons à ce que ce tournant respecte nos principes.
Sans votre soutien, « La Zone » pourrait fermer ses portes très rapidement. Nous allons faire ce que les partis au pouvoir ne sont pas capables de faire (comprenez « ne veulent pas faire parce que toute leur idéologie politique est basée sur la défense d’un système malade depuis longtemps) : trouver des alternatives et rebondir.
Nous vous garantissons que, grâce à votre aide, nous allons œuvrer pour que La Zone reste La Zone, c’est-à-dire un endroit alternatif et accessible au service d’une culture foisonnante et riche en idées nouvelles, un lieu d’expérimentation qui fait la courte échelle à certain.e.s artistes pour leur permettre de rayonner et d’aller plus loin, une structure que l’on prête à nos collectifs porteurs de projets (musicaux en grande partie) pour que des groupes puissent trouver une scène pro sur laquelle faire entendre leurs voix. On continuera de vous écouter, de vous permettre de vous faire entendre via le prisme culturel. On continuera de porter vos combats pour que ce monde change et devienne plus juste pour vous et pour les autres.
Si vous êtes déjà passé par la Zone en tant que public ou en tant qu’artiste, si cet endroit compte ou a compté pour vous, c’est aujourd’hui nous qui comptons sur vous pour nous filer un coup de pouce dans la mesure de ce que vous pouvez donner.
La réalité, c’est qu’on aurait préféré ne jamais faire appel à vous. On a bien conscience que vous traversez aussi une période compliquée d’un point de vue financier. Au delà de ça, il n’est pas normal que ce soit aux citoyen.ne.s de soutenir le secteur associatif. Nous payons des impôts et ces derniers sont censés servir à financer des services qui bénéficient à tous (culture, jeunesse, soins de santé, éducation permanente, insertion socioprofessionnelle,…). À la place de ça, notre argent est dépensé en armement (34 milliards d’euros à l’heure actuelle) et il y a un refus volontaire de faire contribuer les épaules les plus larges (évasion fiscale : 30 milliards d’euros chaque année).
Il est clair que les décisions politiques prises à l’heure actuelle ont pour objectif délibéré de faire crouler notre secteur en l’asphyxiant lentement et en ne lui donnant plus les moyens financiers nécessaires à son bon fonctionnement. On pourra donc dire que nous ne sommes pas en capacité de mener à bien nos missions et donc nous obliger à fermer.
Les activités du non-marchand sont par essence non-rentables puisqu’elles servent à donner accès à des soins de santé, à l’éducation, à la culture,… à l’ensemble des citoyen.ne.s, même ceux et celles qui ont peu de moyens. Notre secteur est pourtant d’autant plus essentiel maintenant quand on voit l’appauvrissement général de la population et la nécessité de respirer dans un monde où nos existences ne tiennent qu’à un fil.
Nos décideurs politiques prennent des mesures inefficaces qui n’ont pour seul effet que d’endetter les générations futures un peu plus chaque jour. Leur gestion financière du pays est ultra catastrophique. C’est du jamais vu en termes d’amateurisme, de copinage, d’enrichissement des plus riches, de perte de qualité de vie et de pouvoir d’achat, de faillites et de licenciements,…Et, paradoxalement, c’est à nous qu’on demande de serrer la ceinture et de trouver des solutions.
Ils présentent toujours les choses comme s’il n’y avait pas d’alternatives. Il s’agit, en réalité, de choix politiques délibérés de ne jamais faire payer ceux qui s’enrichissent en leur demandant de contribuer (un tout petit peu) à la société qui leur a permis d’étudier, de se soigner, de s’instruire, de se cultiver, etc. L’objectif ? Se faire ré-élire en basant toute leur communication sur la peur de l’autre, les « profiteurs » malades, les gens qui survivent au chômage (après avoir cotisé de nombreuses années pour y avoir droit), le faux cliché de l’étranger dangereux…Bref, tout l’arsenal bien connu de l’extrême-droite qui joue sur les peurs sans amener de solutions.
Ces gens représentent un réel danger parce que, ce qu’ils savent aussi pertinemment bien, c’est que l’enseignement, la culture, les associations actives dans la lutte pour les droits des minorités, etc., ce sont autant de remparts qui permettent à la société d’avoir des contre-pouvoirs et de garantir la démocratie. Quand ces contre-pouvoirs n’existent plus, quand on étouffe la parole publique et l’esprit critique, tout ce qu’il reste, c’est le totalitarisme et une violence de l’appareil d’Etat que rien n’arrête.



